Méditation bouddhique tibétaine


Introduction

Le terme sanskrit samadhi signifie méditation profonde. Samadhi est composée de deux éléments: Samatha et vipasyana sont complémentaires et inséparables, vipasyana ne peut exister sans samatha.

Les enseignements de samatha et vipasyana, connus en Inde, ont été introduits au Tibet par le maître Atisa en 1042.

Samatha

Il y a trois phases dans samatha :
  1. concentration sur un objet extérieur:
    commencer par se concentrer sur un "objet impur", comme un morceau de bois ou un caillou, puis sur un "objet pur" comme une statue de Bouddha.
  2. concentration sans objet extérieur:
    obtenue par exemple en s'intériorisant sur l'image mentale du Bouddha, en visualisant les différentes parties du Bouddha avant de percevoir une image globale,
  3. méditation sur la nature essentielle des choses: c'est alors se reposer dans un état parfaitement stable (ce n'est pas se concentrer sur rien).
La forme ultime de samatha est la disparition des pensées en conscience, dans la stabilité.

Pour aboutir à ce stade, il faut s'affranchir des cinq défauts suivants: paresse, oubli des instructions, torpeur et agitation, manque d'application, excès d'application.

Pour cela, il existe huit antidotes:

Le candidat à la méditation pourra progresser grâce à l'écoute des enseignements, sa réflexion sur les enseignements, son attention et sa mémoire, sa vigilance, son assiduité et son accoutumance.

Les phases successives de maîtrise de la concentration sont:

La conséquence de samatha est la félicitée physique et mentale.

Vipasyana

Pour pratiquer, il faut s'en remettre à un maître véritablement compétent.

Ce qui suit n'est qu'une approche simplifiée pour donner une idée de la démarche.

Il existe quatre voies de vipasyana: celle qui est décrite ci-après est la méditation vipasyana du Hinayana ("petit véhicule"), destinée à ceux qui n'ont pas la force intérieure suffisamment développée. C'est la méditation sur les Quatre Nobles Vérités:

  1. la vérité de la souffrance, liée au samsara ou cycle des renaissances,
  2. la vérité de l'origine (de la souffrance): le karma et les klesa (poisons mentaux) dont la source est l'attachement à l'ego,
  3. la vérité de la cessation: réalisation du nirvana,
  4. la vérité de la voie, permettant d'éliminer la cause du karma et des klesa.
La pratique de la méditation vipasyana est orientée sur l'analyse des poisons mentaux, qui sont:

Union de samatha et vipasyana

Il existe deux formes d'union; La manière de pratiquer l'union de samatha et de vipasyana a été décrite par le grand initié poète et instructeur tibétain Milarepa dans divers chants spirituels.
Le résultat de l'union de samatha et vipasyana est samadhi.

Retour au sommaire de la méditation

Retour à l'index de l'encyclopédie


Bibliographie

  • "Méditation bouddhique tibétaine" de Khènchèn Thrangou, éditions Dangles

Toute copie ou reproduction intégrale ou partielle destinée à une utilisation collective, faite sans le consentement de l'auteur, est illicite. Voir les conditions de copie à la page Echanges/infos.

Date de création: 31/10/2000; mise à jour 24/02/2001 version 1.2