Pèlerinage de Lourdes











Introduction

Le pèlerinage de Lourdes a pour origine les 18 apparitions de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous dans la grotte de Massabielle en 1858. Des milliers de miracles se sont produits depuis, 66 ont été authentifiés selon le protocole d'une commission spéciale.
Il attire six millions de fidèles chaque année.

Bernadette Soubirous

Bernadette Soubirous est née le 7 janvier 1844 dans une famille pratiquante très pauvre. Son éducation est très limitée, elle parle le patois, son activité se résume souvent à garder.

Le 11 février 1858, elle ramasse du bois mort près de la grotte au pied du rocher de Massabielle, quand elle entend du bruit: "Comme je levais la tête en regardant la grotte, j'aperçus une Dame habillée de blanc, portant une robe blanche, une ceinture bleue et une rose jaune sur chaque pied, de la couleur de la chaîne de son chapelet; les grains de son chapelet étaient blancs.
La Dame me fit signe du doigt de m'approcher; mais je fus saisie, je n'osai pas; croyant être en face d'une illusion, je me frottai les yeux, mais en vain; je regardais encore et je voyais toujours la même Dame."

Bernadette Soubirous
dans son cercueil de verre.

C'est la première apparition. Les deux enfants qui accompagnaient ce jour-là Bernadette, un peu éloignés au moment de l'apparition, n'ont rien vu. Ils comprennent cependant qu'un événement important s'est passé. Bernadette, pressée de questions, finit par leur dire en échange de la promesse de garder le secret. Mais les enfants courent vite raconter ce qu'ils viennent d'apprendre.
A la 3ème apparition, le 18 février, la Dame parle pour la première fois.
La 9ème fois, la "Dame" demande à Bernadette d'aller gratter le sol, au fond de la grotte, en disant: "Allez à la source, boire et vous y laver." C'est alors qu'un filet d'eau boueuse commence à couler, que Bernadette boit tout de même. L'eau devient, petit à petit, transparente et pure.
A la 13ème apparition, la "Dame" dit: "Allez dire aux prêtres qu'on bâtisse ici une chapelle et qu'on y vienne en procession."
Lors de la 16ème apparition, le 25 mars 1858, Bernadette demande à la "Dame" de dire son nom. Ce n'est qu'à la quatrième demande que la réponse est donnée en patois: "Que soy era Immaculada Counceptiou" soit "Je suis l'Immaculée Conception."
La dernière apparition, la 18ème, a lieu le 16 juillet 1858.

Entre temps, les interrogatoires et contre-interrogatoires, les menaces, se sont succédés. La reconnaissance des faits ne viendra qu'en janvier 1862 par Mgr Laurence: "Le témoignage de la jeune fille présente toutes les garanties que nous pouvons désirer. [...] Nous jugeons que l'Immaculée Marie, Mère de Dieu, a réellement apparu à Bernadette Soubirous, le 11 février 1858 et jours suivants, au nombre de dix-huit fois."
A partir de ce moment, la grotte de Lourdes devient un lieu de pèlerinage.

Ayant décidé d'être religieuse, en juillet 1866, Bernadette part chez les soeurs de la charité de Nevers (couvent Saint-Gildard), où elle veut vivre le "message de pénitence de Massabielle". La Mère supérieure, quoique l'aimant bien, la jugera "bonne à rien".
Bernadette passera les 13 dernières années de sa vie, le plus souvent malade, atteinte de pneumonie mal soignée, et ne reverra plus jamais Lourdes et sa grotte.
Elle prononce ses voeux en septembre 1878 seulement et décède le 16 avril 1879 à Nevers qu'elle n'a pas quitté.

Le 22 septembre 1909, la première exhumation, en présence de nombreux ecclésiastiques, médecins et policiers, révèle un corps intact. Une deuxième, le 3 avril 1919, confirme l'incorruptibilité. La troisième et dernière a lieu le 18 avril 1925, pour ouvrir la voie à la béatification et le prélèvement de reliques.
Le 14 juin 1925, le pape Pie XI proclame Bernadette "Bienheureuse", et le 18 juillet 1925, le corps est définitivement déposé dans le cercueil de verre visible dans la chapelle St Gildard à Nevers. Sa canonisation est prononcée en 1933.

Le pèlerinage de Lourdes

Alors que le pèlerinage de St Jacques de Compostelle est typiquement une démarche intérieure, un voyage culturel et en dernier lieu une épreuve physique, le pèlerinage de Lourdes est d'abord une espérance pour tous les grands malades, motivée par le nombre important de guérisons physiques ou spirituelles déclarées par les participants. C'est aussi un lieu de visite pour touristes, ce qui a entraîné un commerce florissant.

En arrivant sur le site.

La grotte de Massabielle.

L'église souterraine.

Les pèlerins vont à la messe dans l'église, dans l'église souterraine, à la procession autour de la grotte, remplissent leur gourde ou leur bouteille d'eau miraculeuse, allument des cierges, récitent des prières, participent à des retraites aux flambeaux, demandent des faveurs, des guérisons. Les cortèges sont assez volumineux du fait de la présence de nombreux malades et handicapés non autonomes véhiculés dans leur fauteuil voire leur brancard par des membres de leur famille et des bénévoles.

Les 14 et 15 août 2004, la présence du Pape Jean-Paul II a fait venir 300 000 pèlerins et spectateurs.

Les miracles de Lourdes

Les déclarations de miracles des pèlerins sont reçues au Bureau médical de Lourdes. Seules 66 guérisons ont été officiellement jugées "miraculeuses" par l'Eglise.
Le premier miracle s'est produit le 1er mars 1858: guérison de Catherine Latapie; le 65ème en 1976; le dernier en 1987, Jean-Pierre Bély, guéri d'une sclérose en plaques à la suite du pèlerinage, la guérison ayant été reconnue miraculeuse en février 1999.
Les critères ont été définis par le pape Benoît XIV: "La maladie doit être incurable, bien connue de la médecine et d'origine organique ou lésionnelle. Le patient ne doit pas être sous traitement pour cette maladie. Et la guérison doit être spontanée, réelle et durable."
La procédure de reconnaissance dure en général de cinq à quinze ans, avec interrogatoires, d'experts et constitution d'un dossier. Une fois par an, le Comité médical international de Lourdes, composé de 20 membres, se réunit et décide, à la majorité des deux tiers, d'accepter ou de refuser les déclarations de guérisons inexpliquées par la médecine. Le dossier revient à l'Eglise qui décide définitivement.
Sur 7000 déclarations reçues, beaucoup plus que 66 sont authentiques, la preuve? les plaques de remerciement!. Celui qui a vécu un miracle ou qui le considère comme tel n'a aucun doute au fond de lui-même et n'a pas grand chose à gagner dans une telle démarche, si ce n'est le risque de ternir sa belle aventure.
Comme le procurent un certain nombre de thérapies "spirituelles", la plupart du temps il n'y a pas guérison physique, généralement pour raison karmique, mais un déclic irréversible dans la vision de la vie, qui la montre sous un angle totalement différent, et qui rend supportable ce qui ne l'était pas.



Bibliographie

Sites sur Lourdes

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