Les poètes


La poésie (du grec poiein, qui signifie créer) est l'art du langage depuis les premières civilisations humaines.
Elle utilise toutes les ressources de la langue pour créer l'effet esthétique recherché et transporter dans le monde imaginaire. Elle s'écrit en vers le plus souvent, mais pas obligatoirement ("prose poétique"). On rencontre diverses formes structurées comme le sonnet, l'ode, la ballade.

Dans l'Antiquité grecque, le poète était inspiré par les Muses, il était incarné par Orphée, qui séduisait par la beauté de son chant accompagné de la lyre.

Pour Aristote, la poésie comprenait trois genres:

Les grands initiés de la poésie

Comme les autres artistes, les poètes sont des initiés ; les plus importants avaient commencé le processus de la polarisation mentale à la fin de leur vie, se situant à mi-chemin entre la première et la deuxième initiation, (soit quelques vies après la première initiation). Sensibles à l'impression spirituelle de Maîtres ayant en charge l'activité artistique, ils ont ainsi éclairé l'humanité. La plupart étaient de personnalité du 4ème rayon, les rayons d'âme les plus rencontrés étant le 2ème, le 3ème et le 4ème.
Les niveaux d'évolution et les rayons caractéristiques sont issus de l'ouvrage de Benjamin Creme "La mission de Maitreya", tome III.

Quelques grands poètes de l'Antiquité

avaient atteint la polarisation mentale (c'est-à-dire un niveau d'évolution élevé pour cette époque).

Deux grands poètes instructeurs spirituels

Quelques grands poètes du Moyen Age à nos jours

Poètes ayant atteint la 2ème initiation (dont le niveau a été révélé): Poètes de niveaux (révélés) compris entre la polarisation mentale et la 2ème initiation: ainsi que les poètes français Ronsard, Musset, Baudelaire, Apollinaire, Rimbaud et Breton.

Nota: Beaucoup d'autres poètes ont probablement atteint un certain degré d'évolution, mais pour diverses raisons, leurs caractéristiques n'ont pas été révélées ou demandées à ce jour.

Quelques grands poètes français


Victor Hugo, 1802-1885
a dominé le 19ème siècle littéraire français.

Rayon d'âme 3, rayon de personnalité 4,
niveau d'évolution : 2ème initiation

Fonction du poète...
Peuples! écoutez le poète!
Ecoutez le rêveur sacré!
Dans votre nuit, sans lui complète,
Lui seul a le front éclairé.
Demain, dès l'aube...
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j'arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx vert et de bruyère en fleur.


Ronsard, 1524-1585
Mignonne, allons voir...
Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au soleil

...
Quand vous serez bien vieille...
Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle
Assise auprès du feu, dévidant et filant...
Du Bellay, 1522-1560
Déjà la nuit en son parc...
Déjà la nuit en son parc amassoit
Un grand troupeau d'etoiles vagabondes
...


Heureux qui comme Ulysse
Heureux qui comme Ulysse, a fait un beau voyage...


Musset, 1810-1857

Ballade à la Lune
C'était, dans la nuit brune,
Sur le clocher jauni
La lune
Comme un point sur un i.

...
La nuit de mai
La Muse
Poète, prends ton luth et me donne un baiser.
...
Le Poète
Est-ce toi dont la voix m'appelle,
O ma pauvre Muse! est-ce toi?
O ma fleur! ô mon immortelle!

...
La Muse
...
Les plus désespérés sont les chants les plus beaux,
Et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots.


Lamartine, 1790-1869
Le lac
...
O temps, suspends ton vol! et vous heures propices,
Suspendez votre cours!
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours.

...
Vigny, 1797-1863
La mort du loup
...
Hélas! ai-je pensé, malgré ce grand nom d'Hommes,
Que j'ai honte de nous, débiles que nous sommes!
Comment on doit quitter la vie et tous ses maux,
C'est vous qui le savez, sublimes animaux.


Verlaine, 1844-1896
Chanson d'automne
Les sanglots longs
Des violons
de l'automne
Blessent mon coeur
d'une langueur
Monotone.

...
Rimbaud, 1854-1891
Voyelles
A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu; voyelles
Je dirai quelque jour vos naissances latentes...


Bateau ivre
Comme je descendais des Fleuves impassibles,
Je ne me sentis plus guidé par les haleurs:
Des Peaux-rouges criards les avaient pris pour cibles,
Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.


Baudelaire, 1821-1867
L'horloge
Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible,
Dont le doigt nous menace et nous dit: "Souviens-toi
Les vibrantes Douleurs dans ton coeur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible"

...





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Bibliographie