Spiritualité et psychologie


Introduction

La psychologie est l'étude des faits psychiques. Initialement, son domaine était l'étude des êtres en situation, avec l'analyse des caractères, des comportements, des aptitudes, ainsi que la communication entre les êtres.
Elle était une branche de la philosophie, comme la métaphysique, la morale... Elle peut être aussi bien abordée sur le plan de la connaissance que celui de l'action, mais c'est ce dernier domaine qui lui correspond le mieux.
Elle a pris au 20ème siècle un développement à part entière, devenant à la fois plus "scientifique" par ses méthodes, faisant appel à la médecine et aux statistiques notamment, et plus appliquée, par exemple au monde du travail et de l'éducation (avec des tests basés le plus souvent sur la rapidité et la logique).
La psychologie a aussi abordé un domaine nouveau, celui de "l'inconscient" sous l'appellation de "psychanalyse".

L'objet de cette page n'est pas la psychologie, mais son rapport avec la spiritualité.
Les psychologues ont étudié le comportement sous l'angle physiologique (mécaniste), affectif et mental. Un être humain est bien l'expression d'une vie avec des caractéristiques physique, émotionnelle et mentale, mais il peut être beaucoup plus que cela. En tout cas, son essence est plus que cela.
Gurdjieff, parmi d'autre, a enseigné que la différence essentielle entre les êtres humains est une question de "niveau d'être" non réductible aux types psychologiques et culturels conventionnels.

Les deux types de comportement humain

Benjamin Creme, dans "La mission de Maitreya" tome I, exprime très bien cet aspect: "La psychologie moderne a divisé l'humanité en deux types principaux : le contemplatif et l'homme d'action, la personnalité introvertie et la personnalité extravertie. Dans son approche de la vie, la psychologie ésotérique reconnaît également ces différences, mais ce qui la caractérise, c'est que, du fait qu'elle vise à la synthèse plutôt qu'à l'analyse, elle les considère sous l'angle de leur intégration finale. Pour l'ésotériste, l'introverti est celui dont l'attention est tournée vers l'intérieur, en direction de l'âme, quelqu'un qui a un bon contact, aisé, avec cet aspect de lui-même, et pour qui la méditation méthodique offre un certain attrait, un moyen plus scientifique et organisé d'approfondir ce contact. Son approche du monde extérieur, par contre, est relativement fragmentaire et limitée, ce qui lui donne quelque difficulté à s'exprimer et à agir sur le plan physique.

L'extraverti, d'autre part, est celui dont la relation avec le monde extérieur, les hommes et les événements, est forte et riche et ne rencontre que peu de difficultés, mais dont, par contre, le contact avec l'âme est limité et largement inconscient. Son attention est dirigée vers l'extérieur.
Vie après vie, nos âmes créent les véhicules, nos personnalités, par lesquelles elles développent et perfectionnent ces deux sortes de tempéraments. Le but est de les intégrer l'un et l'autre. L'homme vit alors avec l'âme un contact direct, ininterrompu, un état d'unité; et il est également en mesure d'établir, à volonté, une relation sans obstacle avec le monde extérieur, les hommes et les événements. C'est l'idéal. Cette réalisation est la marque de l'initié.

Les deux voies jumelles du sentier qui mène à cette intégration sont la méditation et le service."

Psychologie ésotérique du Maître D.K.

Le Maître de Sagesse Djwal Khul a transmis entre autres, à Alice Bailey, un enseignement sur la psychologie ésotérique; il considère comme primordiale l'existence de l'âme pour une bonne interprétation de l'existence humaine: "Certains hommes et certaines femmes, dominent de haut leurs semblables, en produisant ce qui est superlatif dans leur domaine; leur travail contient un élément de divinité et d'immortalité. Le travail des artistes créateurs, les perceptions intuitives des grands chercheurs scientifiques, l'imagination inspirée des poètes, et la vision des idéalistes illuminés, tout cela doit encore être justifié et expliqué, car les lois sous lesquelles travaillent ces individus ne sont pas découvertes.
Les psychologues ont accordé trop d'importance à l'étude des cas anormaux, des mentalités perverties et faussées et des équipements défectueux, et l'attention voulue n'a pas été donnée à ces cas divinement anormaux et à ces types de conscience qui dépassent le stade ordinaire de l'intelligence consciente humaine. On trouve ces états super-normaux chez les grands artistes, musiciens, dramaturges, écrivains et multiples autres types de créateurs qui ont été la gloire du règne humain au cours des âges et qui brilleront d'une plus grande gloire encore au cours des siècles futurs." Il poursuit:
Lorsque l'hypothèse de l'âme sera acceptée, lorsque la nature de l'énergie spirituelle qui s'épanche à travers l'âme sera admise, et lorsque le mécanisme des centres de force sera étudié, de rapides progrès vers la connaissance seront possibles."

Il dit également à propos de l'homme:
"C'est l'apparence de la nature de la forme qui le fascine et l'égare complètement. Il se regarde comme étant la forme; et c'est à partir de cette réalisation de lui-même en tant que forme, et identifié avec l'apparence extérieure, qu'il arrive à une autre réalisation de lui-même comme un désir insatiable.
Il s'identifie alors avec son corps de désirs, avec ses appétits, bons et mauvais, et se considère comme étant un avec ses humeurs, ses émotions, ses aspirations, soit qu'elles rayonnent vers le monde matériel, ou intérieurement vers le monde de la pensée ou vers le royaume de l'âme. Il est déchiré par un sens de dualité.
Plus tard encore, il s'identifie avec une autre de ses apparences, avec le corps mental ou nature mentale. Les pensées deviennent pour lui si tangibles qu'il est entraîné, mené et influencé par elles, et, au monde des apparences matérielles et au monde de la grande illusion, s'ajoute le monde des formes-pensées. Il est ainsi assujetti à une triple illusion et "lui", la vie consciente derrière l'illusion, commence à unifier les formes en un tout coordonné afin de mieux les contrôler.
C'est ainsi que la "Personnalité" de l'âme crée son apparence."

Les sept aspects de l'humanité

Le Maître Djwal Khul insiste sur une autre notion fondamentale, celle des "sept rayons", qui permet de comprendre sous un angle plus subtil les grandes lignes de la personnalité humaine.

La conscience

Bergson a dit de la conscience qu'elle était liée au présent, au réel et à l'action. D'autres ont ajouté qu'elle entre en jeu chaque fois que l'automatisme des habitudes ne suffit plus à faire face à une situation. Les psychologues ont donné de la conscience une définition unitaire.

Les enseignements de la sagesse distinguent plusieurs plans de conscience et différents corps en relation avec ces plans; selon les écoles, le découpage peut varier:

  1. plan physique (conscience totale de l'humanité, peu de maîtrise), avec 7 sous-plans:
  2. plan émotionnel ou astral (conscience incomplète de l'humanité, pratiquement pas de maîtrise) avec:
  3. plan mental, dont:
  4. plan bouddhique ou christique, celui de l'intuition supérieure,
  5. plan spirituel ou atmique, celui de la volonté spirituelle,
  6. plan monadique, celui de la Volonté,
  7. plan divin, ou plan du Logos.
Les sages ont enseigné que la conscience d'un plan n'est pas sa maîtrise; un exemple bien concret est qu'un homme peut fort bien savoir que fumer n'est pas bon pour lui, mais ne pas pouvoir s'en empêcher.

Les états modifiés de conscience

Le yoga, la méditation, permettent d'atteindre des "états modifiés de conscience", que les psychologues occidentaux ont peu étudié, connaissant peu les pratiques et encore moins leurs effets. L'occident a abordé assez tard ces phénomènes avec l'hypnose, la relaxation et le sommeil. Des ondes encéphalographiques ont été identifiées en rapport avec:

L'inconscient

Freud a développé la psychanalyse à partir de la notion d'inconscient, c'est-à-dire ce qui échappe à la conscience. Il a considéré que la personnalité y puisait ses origines, par refoulement de situations vécues dans l'enfance comme sources d'angoisse et de culpabilité. Ce refoulement est dû, toujours selon lui, au rôle déterminant du père dans le triangle père-mère-enfant où se constitue le fameux "complexe d'OEdipe". Freud a mis en évidence l'importance des actes manqués et des rêves où réapparaissent certains éléments refoulés.
Selon Freud, l'inconscient est le premier (ça) des trois aspects de l'homme, dont les deux autres sont le conscient (moi) et le modèle des parents et de la société (sur-moi). Il a donné aussi une grande importance à la "libido" (désir en latin) ou énergie à l'origine des manifestations de l'instinct sexuel. La sexualité joue un grand rôle dans la théroie de Freud.
C'est surtout sur ce dernier aspect que ses premiers disciples se sont écartés de lui, notamment Adler, qui a beaucoup travaillé sur le complexe d'infériorité, et Jung, qui a introduit la notion d'inconscient collectif.

Les sages ont enseigné depuis longtemps le Soi, que dans une première approximation, on peut appelr aussi âme, Etre, ou Dieu intérieur. Comme le dit très bien Jade dans "Jade et les sacrés mystères de la vie": "On ne lui prête guère d'attention parce qu'il se fait tout petit, et que bien souvent il y a un vantard au-dedans de soi qui lui prend la parole, et qui s'appelle le moi.".
Benjamin Creme a précisé: "Le destin du Soi est d'être libre. Considéré sous son aspect liberté, dans son Etre, on le nomme Atman. Limité par le temps et l'espace, dans son devenir, il est l'âme ou Jiva. Le Soi n'est pas l'énergie (Shivshakti ou l'esprit). Le Soi n'est pas l'élaboration de la pensée (Brahma ou le mental). Le Soi n'est pas l'activité de la matière (Prakriti ou le corps). Le destin du Soi est d'entrer dans ces temples du Seigneur et de les quitter à volonté.
L'Etre est éternel, le devenir est temporel. Le Soi expérimente les deux. L'Etre et le devenir sont deux modalités différentes. L'Etre est immuable, alors que le devenir est un processus qui se déroule dans le temps et l'espace. L'homme, dans son Etre, est le Soi. Dans son devenir, il est l'âme - le reflet du Soi."

L'importance de la spiritualité dans le comportement d'un être humain

Il n'y a qu'une prise de conscience spirituelle qui peut vraiment faire évoluer les hommes, et par voie de conséquence, l'humanité toute entière. Le Maître de Sagesse Djwal Khul a annoncé au début du 20ème siècle la création progressive du nouveau "groupe des serviteurs du monde", constitué d'un immense groupe de travailleurs efficaces (conscients ou non) entre l'humanité et la Hiérarchie spirituelle, dont le but est de servir le Plan pour faire évoluer la planète entière.

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Bibliographie