Spiritualité et savoir-être



Introduction

Le savoir-être est une notion inconnue pour beaucoup, une conduite à atteindre pour certains, un état pour un petit nombre. C'est le comportement des êtres qui aspirent à une vie harmonieuse avec eux-mêmes, les autres et l'ensemble de l'univers. On peut l'appeler Art de Vivre. C'est l'extériorisation de la sagesse.
Il ne faut pas le confondre avec le savoir-vivre ou ensemble de "bonnes manières" des "gens bien élevés", qui serait déjà un progrès considérable pour l'humanité s'il était pratiqué par tous. Ni avec le savoir-faire ou compétence acquise par l'expérience dans les problèmes pratiques, dans l'exercice d'un métier. Encore moins avec le faire-savoir, consistant à faire parler de soi de manière directe ou indirecte, à savoir se vendre comme on l'entend trop souvent, concept du monde du travail et de la communication.

Le comportement

La manière d'être, de penser, d'agir ou de réagir d'un être humain, d'un groupe, d'une nation, est une des clés de l'évolution de la planète. Le comportement est contagieux: imiter les autres sans réfléchir étant un gros défaut humain, les faits et gestes de personnages et groupes en vue, bien soulignés par les médias, peuvent avoir des conséquences désastreuses. Parmi les mauvais comportements on peut citer ceux: Il semble que les hommes ne cherchent qu'à se quereller et à s'opposer, parfois pour des détails. Au point que c'est un état de fait pour l'opinion publique que rien ne pourra changer.

Valeurs

Les valeurs d'un homme sont ses références personnelles, qui le motivent à penser et agir, ses critères de décision. Les valeurs les plus élevées sont le bien, le beau et le vrai, attributs de l'âme. Elles sont hélas rarement véhiculées par la majorité des films, spots publicitaires et séries télévisées qui bénéficient d'une très grande audience et induisent ainsi par conditionnement de mauvais comportements au plus grand nombre.

Droits et devoirs

Les citoyens, c'est bien connu, connaissent mieux leurs droits que leurs devoirs. Les droits de l'homme en général, les droits dans la société et en particulier dans le travail, ne doivent pas étouffer les devoirs envers les proches mais aussi l'environnement (respect des équipements urbains, de la nature). L'égoïsme naturel de l'homme le fait profiter d'une situation, d'un privilège, d'un passe-droit au détriment des autres.
Le civisme désigne la conduite des citoyens qui ont le sens des devoirs collectifs au sein d'une société, qui ne laissent pas libre cours à leurs intérêts personnels, par suite de mauvaise volonté ou d'absence de volonté; il est basé sur des règles de comportement de groupe, permettant une vie communautaire satisfaisante; il ne peut exister que dans la mesure où les hommes sont civilisés, c'est-à-dire ayant reçu une éducation minimale et convaincus de l'intérêt de vivre en bonne intelligence.
Trop de personnes considèrent le civisme comme ringard, car perçu comme synonyme d'obéissance et d'interdits.

L'homme est-il fondamentalement mauvais?

Tous les instructeurs spirituels le disent: l'homme est fait à l'image de Dieu, donc parfait. Pourquoi se comporte-t-il donc si mal? Il faudrait déjà que chaque homme sache qu'il est fondamentalement une âme, et que ce qui est parfait en lui, c'est son âme. Mais voilà, l'âme humaine a besoin de matière pour s'affirmer, en particulier un corps physique, mais aussi un corps astral et un corps mental (en matière plus subtile). Un conflit inévitable s'installe entre l'esprit et la matière de chaque homme, jusqu'à un certain degré d'évolution, au delà duquel ces opposés ne font plus qu'Un. Tout ceci s'inscrit naturellement dans un Plan divin, mais les hommes dans leur majorité ne savent pas qu'un tel Plan existe. Et chacun de donner libre cours à ses désirs, ses illusions et ses utopies, ce qu'il a le droit absolu de faire, mais dont il doit assumer les conséquences.
A différents moments de l'histoire, de grands instructeurs spirituels et des avatars s'incarnent pour enseigner la voie à suivre, avec diverses variantes certes, mais menant cependant toutes à la fusion avec cette Unité appelée Dieu. Hélas dans leur ignorance, les hommes (aveugles conduits par des aveugles selon l'expression du Maître D.K.) ne les écoutent pas. Et comme cela ne suffit pas, des groupes arrivent même à convaincre le plus grands nombre et souvent les gouvernements que les hommes qui défendent l'unité et la fraternité dans le monde font partie de sectes dangereuses.
Le désir de plaisirs, de richesses ou pouvoirs comme une belle voiture, d'agréables vacances, une grande maison, une bonne situation, une entreprise, des puits de pétrole ... est parfaitement légitime sauf si cela devient la seule motivation des actions humaines, dans quel cas les affrontements à tous niveaux sont inévitables. Tout semble donc indiquer que l'humanité n'avance pas au fil du temps, hormis la course aux profits. Car les financiers veulent toujours mener le monde par l'argent, à travers l'industrie, l'agriculture, le sport, la médecine, les loisirs etc....

En fait, les Maîtres de Sagesse, les gardiens du Plan divin, stimulent dans le strict respect du libre-arbitre tous les hommes capables de répondre à leur impression, lesquels orientent à leur tour les hommes un peu moins évolués, qui ensuite répandent des messages utiles au plus grand nombre. Ainsi globalement, un nombre encore trop faible mais croissant d'hommes prend conscience que la Terre est peuplée de milliards d'êtres humains ayant les mêmes droits à la nourriture, au logement, au travail, aux loisirs, au respect, même s'ils sont très éloignés les uns des autres, s'ils n'ont pas les mêmes coutumes et la même couleur de peau. Autrement dit l'unité dans la diversité.
La minorité des hommes qui détiennent la majorité des richesses de la planète devra progressivement les partager afin d'apaiser les conflits et les tragédies des pays peu développés.
Pour cela, l'action de l'ONU est capitale; mais avec un budget de l'ordre de 4% du budget militaire américain d'une part, et les innombrables problèmes diplomatiques invoqués d'autre part, les difficultés ne manquent pas malgré la qualité des hommes qui y travaillent. C'est ainsi que beaucoup d'ONG ont vu le jour pour apporter des solutions de terrain moins ambitieuses mais plus ciblées et plus rapides.
De nombreux hommes de talents (anciens hommes politiques, économistes, médecins, industriels, artistes, religieux) oeuvrent pour changer le monde, tel le groupe appelé les "Anciens de la Terre"; les actions sont moins médiatisées que les matches de football ou les tournois de tennis mais elles porteront leurs fruits un jour.
Le nombre de petites associations caritatives a explosé, au risque d'interférer entre elles. Leur travail cependant réveille la conscience de ceux qui pensent que la situation du monde est satisfaisante et incite ceux qui sont éveillés à agir d'une manière ou d'une autre. Il n'est pas obligatoire de tout abandonner et d'aller dans les pays en voie de développement pour aider les populations: il faut avoir la trempe et la formation pour cela; plus modestement, attirer l'attention autour de soi sur les difficultés de ces pays, faire un don pour les associations de son choix, sont déjà des actions très importantes.

Bien que non considérées comme des qualités supérieures par la majorité des hommes, certaines attitudes ou dispositions comme le sourire, le bon sens, l'amabilité, la bonne volonté, l'absence de critique pour la critique, la coopération, le service désintéressé, qui ne sont liées ni à des droits ni à des devoirs, sont nécessaires à l'amélioration de l'humanité. Elles doivent être cultivées. Pour ceux qui le peuvent, la pratique de la méditation, sous une forme ou sous une autre, sera directement un puissant outil d'évolution personnelle mais aussi indirectement une source de progrès général.


Bibliographie

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Date de création: 27/06/2008 version 1.0